La cour d'assises spéciale de Paris a entendu mardi le témoignage de deux "héros" qui, avec pour seule arme leurs mains nues, ont tenté d'arrêter la course folle du camion-bélier le soir du 14 juillet 2016 à Nice. Franck Terrier et Alexandre N. ont raconté leur tentative de mettre fin à l'entreprise meurtrière du terroriste.
La cour d'assises spéciale de Paris a entendu mardi le témoignage de deux "héros" qui, avec pour seule arme leurs mains nues, ont tenté d'arrêter la course folle du camion-bélier le soir du 14 juillet 2016 à Nice. Franck Terrier et Alexandre N. ont raconté leur tentative de mettre fin à l'entreprise meurtrière du terroriste.
, tué par la police après avoir fauché des centaines de personnes dont de nombreux enfants, laissant 86 morts dans son sillage.terroriste. Il n'y avait aucune ambiguïté à ce niveau-là. Le conducteur du camion était déterminé à écraser le maximum de personnes", raconte calmement à la barre Franck Terrier, un Niçois de 55 ans à la barbe poivre et sel.
Par la vitre ouverte de la cabine, le Tunisien le menace avec une arme de poing. Des balles - sans doute tirées par des policiers - sifflent autour de lui. Le tueur lui donne un coup de crosse sur la tête. Franck Terrier tombe mais remonte sur le marche-pied. Les tirs s'intensifient. Il saute du camion désormais à l'arrêt et se cache dessous.
"Il fallait absolument que j'arrête ce massacre", insiste-t-il. Son avocate lui demande:"au risque de votre vie?"."Oui, au risque de ma vie", répond-il. En 2019, il reconnaît avoir tenté de mettre fin à ses jours. Il passera deux mois en hôpital psychiatrique à la suite de ce geste désespéré."J'ai eu un syndrome crépusculaire", résume-t-il.