ÉDITO. La reine a pleinement incarné les vertus de tempérance du système britannique. Pour notre monarchie républicaine, une leçon à retenir.
ne part de ce qui nous restait de l'idée d'éternité s'en est allée. Un bout de ce qui subsistait du XX, puisque son grand-père, le roi George V - qu'elle a connu, même si elle n'avait que 9 ans à sa mort, en 1936 -, était le cousin germain du tsaret de l'empereur allemand Guillaume II… À quoi ressemblait la vie avant elle ? Peu d'entre nous le savent.
Cette reine qu'on avait fini par croire éternelle était joyeuse, intelligente et drôle, selon les témoignages de ceux qui l'ont rencontrée. Les cœurs se méritent, et c'est ainsi que, au fil des décennies, la souveraine du et du Commonwealth est devenue une figure tutélaire bien au-delà. Extraordinaire exemple que celui d'Elizabeth II, condamnée toute sa vie à la fois à la surexposition et a...