Evguéni Prigojine, un homme d'affaires proche du Kremlin a reconnu lundi avoir fondé en 2014 le groupe paramilitaire Wagner, soupçonné de diverses exactions au Mali, en Syrie ou encore en Libye. Récemment, il est apparu dans une vidéo où on le voit recruter des prisonniers russes pour rejoindre les rangs de Wagner en Ukraine.
. Il est en outre recherché par le FBI américain qui promet 250.000 dollars à toute personne qui aiderait à son arrestation et apparaît comme l’une des figures les plus troubles du système poutinien.
Habitué à la discrétion, il n’apparaît que très rarement dans les médias d'où les interrogations soulevées par ces deux sorties à quelques jours d'intervalle. De quoi y voir certaines fractures au sein même de l'appareil d'État russe, qui plus est au moment oùQuelles ambitions derrière cette sortie Plusieurs observateurs analysent cette sortie de l’ombre comme la volonté de Prigojine de se positionner comme un potentiel successeur de Vladimir Poutine. Voire même comme un rival dans la conduite de cette guerre, ce qui signifierait que le maître du Kremlin est bousculé par son aile radicale.
Les ultranationalistes, dont fait partie le créateur de Wagner, digèrent mal la retraite russe en Ukraine et souhaitent une victoire la plus rapide possible. Que ce soit avec ou sans Vladimir Poutine aux commandes.