Fleuriste depuis 49 ans dans le centre-ville de Marsillargues, Manu se rappelle bien de sa matinée du 9 septembre 2002.
"J’étais dans ma salle de bains et d’un coup, j’ai entendu gueuler Robert, le marchand de fruits et légumes. Il a hurlé "la digue a sauté !" Ni une, ni deux, j’ai enfilé une robe et je suis descendu pour déplacer les voitures", raconte Manu.Avant d’ajouter : "C’était trop tard, une vague est arrivée devant chez moi et je n’ai pu rien faire. À la décrue, mon magasin était ravagé.
Bernard, son beau-frère habitant Balaruc, n’a pas attendu la décrue pour venir en aide aux Marsillarguois. "Les policiers ne voulaient pas me laisser passer, c’était trop dangereux. Alors, j’ai dit que j’allais au Mas du Juge et je me suis aventuré, je ne pouvais pas rester sans rien faire", explique le Gardois. Aujourd’hui, la fleuriste explique qu’elle reste traumatisée par les épisodes cévenols.