'Je n’ai pas de problème à payer l’impôt, mais si je paie l’impôt, que font mes concurrents?', s'est interrogé Rodolphe Saadé Marseille Économie
L'armateur français CMA CGM ne veut pas être "le seul" à devoir payer plus d'impôts, pour ne pas être pénalisé face à ses concurrents européens ou asiatiques, a déclaré son PDG mardi lors d'une audition à l'Assemblée nationale en pleine reprise du débat sur les "superprofits".
mission flash sur les entreprises pétrolières et gazières et celles du secteur du transport maritime qui ont dégagé des profits exceptionnels pendant la criseLe transporteur, comme TotalEnergies et d'autres multinationales, a échappé cet été à une taxe spéciale sur les superprofits, à laquelle le gouvernement s'opposait.
Mais les montants records de ses bénéfices depuis l'an dernier lui valent de figurer, aux côtés d'énergéticiens, dans le débat voulu de nouveau cet automne par l'opposition de gauche sur une taxe sur les "superprofits".
Selon la mission flash, le taux effectif d'imposition de l'armateur était de 2% en 2021. CMA CGM est comme ses concurrents dans l'Union européenne soumis à la "taxe au tonnage", sur les capacités de la flotte et non sur les bénéfices, et à l'impôt sur les sociétés pour le portuaire et la logistique.