Fermer des formations qui n'insèrent pas assez les lycéens, préparer la reconversion des enseignants concernés, en recruter d'autres issus du monde professionnel, augmenter les stages, dédoubler les classes : telles sont les grandes lignes de la réforme d'Emmanuel Macron pour les lycées professionnels.
Le chef de l'Etat s'exprimait depuis le lycée professionnel Eric Tabarly, où les formations - nautisme, chaudronnerie, bois… - « correspondent » aux besoins du territoire. Une sorte d'« appartement témoin », a ironisé Emmanuel Macron, pour dire que ce n'était pas le cas de tous les établissements. Il a évoqué « l'orientation subie » et des filières qui ont « trop peu de débouchés ».
« On va avoir besoin de vous », a lancé Emmanuel Macron aux acteurs économiques, souhaitant que les entreprises « rentrent danset viennent apprendre aux jeunes collégiens, à leurs familles et à leurs enseignants, quelle est la réalité des besoins et des métiers ».
Pour couvrir les nouveaux besoins, Emmanuel Macron promet « d'embaucher de nouveaux professeurs ». Ce seront des « professeurs associés », issus du monde professionnel, pour « aider à injecter leurs compétences dans le lycée professionnel », « parfois pendant quelques années », et pour quelques heures par semaine.
La « révolution » promise durant la campagne entrera toutefois en vigueur « de manière progressive », avec « des expérimentations dans telle ou telle région, qu'on va évaluer ». « Je crois au lycée professionnel sinon je n'aurais pas décidé d'en faire une réforme-phare », a insisté le chef de l'Etat, qui « croit [aussi] à l'apprentissage ».