Dans la nouvelle série noire d’Arte « Les Papillons noirs », le grand acteur irascible incarne un tueur qui passe aux aveux. Un rôle taillé pour lui. Rencontre.
Les fables ont tout faux. Les princesses dorment mal, les enfants perdus ne laissent aucun caillou derrière eux et les ogres sont repus. Pourtant, la légende de Barbe-Bleue du monde de spectacle colle encore aux basques de notre homme. Et le rôle pour lequel on le rencontre y contribuera à nouveau.
Avec son visage creusé de bête blessée, ses yeux bleu transparent, sa lèvre qui remonte légèrement comme dégoûtée par ce qu’il raconte, l’acteur livre en six épisodes une prestation terrassante. Loin du sur-jeu jubilatoire d’Anthony Hopkins dans « le Silence des agneaux », confession malaisante ayant fait école, Arestrup redéfinit ce que « tueur en série » veut dire.