Ce lanceur d'alerte, déserteur de l'armée syrienne, était chargé de photographier les cadavres éxécutés après avoir été soumis à de nombreux sévices. Il a transmis ces clichés à un média d'opposition.
Le lanceur d’alerte est un ancien geôlier de la prison d’Alep. Abou Ahmed, un pseudonyme, était chargé de photographier les cadavres, le plus souvent des prisonniers politiques exécutés par des soldats du régime de Bachar al-Assad. Un ancien détenu rescapé, témoin de ces exactions, raconte à franceinfo :
"J’ai vu beaucoup de camarades se faire torturer. Et moi aussi, ils m’ont torturé. Ils nous frappaient avec des barres de fer et des câbles électriques. Il y en a à qui ils brisaient les membres. Certains ont étaient exécutés par balle, d’autres sont morts de faim, car il ne nous ne donnaient rien à boire ni à manger."Des témoignages difficiles comme celui-ci émergent depuis plusieurs années.
Mais surtout, ces photos constituent des preuves des crimes commis par le régime syrien. Et pour les défenseurs des droits de l’Homme, elles font renaître l’espoir de voir un jour les responsables de ces massacres devant un tribunal. Pas en Syrie bien sûr, mais dans un autre pays. C’est arrivé cette année